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Au repos, prête à s'envoler

J'écris sans savoir où je vais

Vers la misère peut-être

Vers ma mise en air

J'entends le merle et la fauvette

J'entends les Pères les fous

Ceux qui ordonnent et tyrannisent

Croyant bien faire

J'entends les Mères les folles

Celles qui culpabilisent leurs enfants

J'entends les enfants meurtris

Les hommes qui ont connu la guerre

Et ne s'en sont pas remis

Celles qui ont perdu un enfant

Et voient défiler le temps

Je t'ai écouté me racontant le frère

Sautant sur une mine

Je t'ai écouté me racontant ta femme

Décédée d'un cancer du aux pesticides

J'ai écouté tous ces vieux pauvres ou aisés

Se sachant mourir

Je n'écoute pas ces voisins lointains

Terrés chez eux

Qui ont renoncé à vivre

Je n'écoute pas ces psychologues

Chargés de nous faire culpabiliser

J'ai vu tant de chômeurs et de détresses

Que vous devriez connaître les larmes

Pour en pleurer

J'ai vu tant de jeunes dans la galère

Que vous devriez comprendre

Qu'ils puissent s'en rebeller

Les élites aisées se donnent bonne conscience

Agrandissent les bâtons pour se faire flageller

C'est une image bien sûr

Nous ne pouvons exiger

Qu'ils pensent au plus grand nombre

Avant d 'être des bêtes de somme pourtant

Nous sommes des êtres qui vivons

Pensons aimons souffrons

L'amour pour les dieux s'éteindra

Que restera- t' il sinon l'amour des autres

Et celui des paysages

Il y aura de moins en moins de salariés

Faut-il pour autant laisser crever des humains

L'histoire j'en suis sûre vous jugera

Vous n'en avez cure

Au moment de mourir pourtant

Vous verrez défiler bien des images

Et la votre

Il reste nombreux à ne pas la supporter

Je m'en irai moi sereine et légère

Foudroyée de l'amour qui vous manque

Tag(s) : #Bafouilles