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Je n'étais pas perdue, non
Juste pris ce nouveau sentier qui m'a éloignée
Tous les chemins me ramènent à un homme
J'ai erré du plongeon d'une carpe
à ce jeune crapaud à mes pieds
Du donjon des affres
à cet enfant
Il a demandé à ses parents
Y a-t-il un monstre dans cet étang ?
Tandis que la bestiole découvrait le léger duvet de mes bras
Je n'étais pas perdue, non
Juste dans le fond de mes pensées
Si j'avais trimé dans ce quartier
J'aurais eu envie d'y crever des pneus
Je sais pourtant me tenir
Je ne mets pas tous les sadiques
Dans les mêmes paniers
Ni les même baraques
Baraques ou villas
Quelle importance !
La surface de l'étang y était obscur
Les hêtres y roussissent
Sans rien penser de nos chemins
Seuls des hommes, seuls, y courent
Des femmes mûres et bien lestées
Retardent le moment de perdre leurs pieds
Carpes, grenouilles ou chevaliers
Que venons-nous chercher
à faire le tour des étangs limousins ?

°

Les berges y sont tendres
Mousses, champignons et scabieuses
Tous ces arbres plantés par des enfants
Aux uns,
Le tigre, le lion, le singe, l'ours ou le dauphin
à moi la reine des près et les crapauds
Nul silence ici
Je viens sonder mon propre écho
J'avais choisi un poème et des règles
Elles ont glissé
Chaviré sans sauveur ni roi
Marcher pour faire un pas encore
Me dit une femme solitaire
Marcher tant que je peux
Adieu reiki, gourous, chamans, coachs
Ou dieux insolents
Moi, J'écoute le vacarme de l'étang
Toutes ces vies en dehors de nous
Aucune terreur
C'est tout l'étang qui frissonne
Sous ses eaux tiédies
Que tout poisson m'apparaisse
C'est parfois ici que je paisse
Que je vois des sources et des clartés
Je recherche moi
Mon silence
Et ce qui nous échappe
Désert ou étang
Ce qui nous échappe
Nulle raison
Ni oraison vulgaire
J'aime extraire des vers
Même des marécages

 

 

Tag(s) : #pauséie