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La mélancolie m’est inconnue

Ne l’ai pas connue naguère

J’avais sombré dans un gouffre

Poussée par une hache

Des opinels

Des outils de blanc-becs

De becs pas innocents

De becs stupides et arrogants

J’ai fui des hommes

Pour en trouver d’autres

Conscients et pas aigris

Aimants et pas flétris

Ni avares de mots ni de tendresse

Ni avares de leurs sexes

J’ai trouvé le ponton de nos désirs

Et nos navigations associées

Des hommes errent

De peau en peau

Sans jamais s’y fixer

Jamais rassasiés

Des femmes aussi

Que m’importent leurs jouissances éphémères

Quand je suis ton puits et ta fontaine

Quand tu es midi

Minuit et cette large plaine

Quand nous nous aimons en dehors du temps

Et des murènes

La mélancolie m’est inconnue

Les chansons trop tristes

Me font chanter

Les musiques sinistres

Me font danser

Vos traitements médicaux ne dépassent pas parfois

La hauteur de vos ignorances

Celle de vos vanités

Arrivée à l’épuisement

Je ne déprimais pas

Qu’à l’idée de poursuivre

Cet enfermement

Je parle de travail

De ces conditions inadéquates

Qui transgressent bien des règles d’humanité

Je ne souffre d’aucune folie

Ne me culpabilisez-pas

Quand la santé de vos salariés

Vous échappe

°

J'étais pale et amaigrie

C'est venu vite

Ces TMS

En 6 mois

Quand j'ai trop travaillé

J'en ai perdu presque 7 kilos

Là,  je reprenais déjà un peu de gras

J'étais  en arrêt

Je cachais cou et minerve

Ma honte a changé de camp

 

 

Tag(s) : #Mes textes dégagés