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et écridurs aux ambitions tout-à-fait légères...Et c'est là où ça se complique...
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et petites considérations mièvres et tout-à-fait simplettes
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Passionnée par l'écriture, la poésie et la littérature
à la recherche de vos écritures et de la mienne
Française populiste pure souche anti marre'in et anti-Sarcommence à mal faire
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J'aime bien les sociologues, c'est pour ça
Je les trouve souvent éclairés
Christine Delphy
Classer, dominer
Qui sont les "autres" ?
L’idéologie dominante nous enjoint de tolérer l’Autre. Les textes de Christine Delphy nous montrent que celui qui n’est pas un Autre, c’est l’homme, et l’homme
blanc. C’est sur la base du sexe, de la religion, de la couleur de peau et de la classe que se fait la construction sociale de l’altérité. L’Autre c’est la femme, le pédé, l’Arabe, l’indigène,
le pauvre.
La république libérale tolère, c’est-à-dire qu’elle tend la main, prenant bien garde à laisser le toléré-dominé suspendu au vide. L’homo est toléré s’il sait
rester discret, le musulman est toléré s’il se cache pour prier, la femme est tolérée si ses revendications égalitaires n’empiètent pas sur le salaire et le pouvoir de l’homme, l’oriental est
toléré s’il laisse les armées américaines tuer sa famille pour le libérer de la dictature – et libérer sa femme de lui-même par la même occasion.
L’injonction à s’intégrer est surtout une sommation à être semblable, à suivre les règles officieuses mais bien réelles de l’Occident libéral. Parité, combats
féministes et homosexuels, Afghanistan, Guantanamo, indigènes et société postcoloniale, loi sur le voile : autant de prismes pour aborder la domination capitaliste-masculine sur le monde. Ceux
qui refusent ces règles, ceux qui se montrent pour ce qu’ils sont, le paient le prix fort, combattants d’une guerre qui sera longue.
Écrits dans un style offensif, incisif et souvent drôle, ces textes nous forcent à déplacer notre regard, à mettre en lien des
événements toujours cloisonnés, et nous apportent ce supplément d’intelligence qui seul permet de comprendre le monde tel qu’il va.
LE MONDE | 16 mars 2011 | Propos recueillis par Philippe Pons (à Tokyo) | 1502 mots
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