Tes mots se déposeront sur mes lèvres
Les accueillerai comme un vin de jouvence
Te regarderai sans peur
Sans à-priori
J’écouterai
Oui j’écouterai
Non pas pour sonder ton âme
Mais le chant des possibles
Et la douceur de tes paysages
Ne pourrai t’offrir que l’amour
Des corps usés
Qui n’ont jamais perdu courage
Ne pourrai t’offrir que mon cœur ensoleillé
Et le jardin fleuri de mes pensées
Mes rires et mes ombres défaites
J’ai assez couru
Couru à en perdre le souffle
Failli y laisser la vie
La mienne et un peu de celles des autres
De ceux qui m’aiment
Et que j’aime aussi
Rien de plus puissant que l’amour
Et la tendresse
Et le partage
Je plains ceux qui en sont dépourvus
Me préserve des jaloux des haineux
Des sourds et aveugles
De ceux qui n’aiment rien ni personne
Ne veux plus sauver personne
Pas même moi
N’ai plus rien à sauver
Puisque j’aime tout
Je sais ressusciter tout désir
Et réécrire les mots perdus
Ne me prends pas moi
pour un Dieu ni une Déesse
Seul et seule
Nous ne pouvons rien