Il est tard, oui
Il n'est jamais trop tard pour s'aimer
L'amour est un lien commun
La pendule de mon beau-père sonne une heure du matin
Elle me rappelle celle de mes grand- parents
Et les maisons d'autrefois
Celles des veillées
Elle me rappelle qu'on arrêtait les pendules quand la vie s'était éteinte
Celle-là ne s'arrêtera que d'épuisement
Il y a ceux qui ont peur du temps qui passe
Elle rythme mes pensées
Et m'apaise
Comme un ronronnement de chat
J'ai dit à mon beau-père
Je n'ai droit à rien et je ne veux rien sauf votre pendule
Mais
Je ne suis pas pressée
Et personne ne me la prendra
Il a souri
Je suis allée voir médecins et infirmiers et je leur ai dit:
Vous avez intérêt à vous en occuper cette fois-ci!
(Il est en convalescence)
L'un m'a dit
Mais je ne vous permets pas...
Avec le temps, on se permet bien des choses
Et c'est heureux
Son voisin de chambre a crié:
Vive la France et la machine!
Un ancien cheminot
Alzheimer
Nous avons crié avec lui
ça lui a fait plaisir
Il se présente et répète son nom
Ils ont tous les même yeux perdus
Et gardé une sorte d'humour
Garde-fou
Il n'est jamais trop tard pour s'aimer
L'amour est un lien commun
La pendule de mon beau-père sonne une heure du matin
Elle me rappelle celle de mes grand- parents
Et les maisons d'autrefois
Celles des veillées
Elle me rappelle qu'on arrêtait les pendules quand la vie s'était éteinte
Celle-là ne s'arrêtera que d'épuisement
Il y a ceux qui ont peur du temps qui passe
Elle rythme mes pensées
Et m'apaise
Comme un ronronnement de chat
J'ai dit à mon beau-père
Je n'ai droit à rien et je ne veux rien sauf votre pendule
Mais
Je ne suis pas pressée
Et personne ne me la prendra
Il a souri
Je suis allée voir médecins et infirmiers et je leur ai dit:
Vous avez intérêt à vous en occuper cette fois-ci!
(Il est en convalescence)
L'un m'a dit
Mais je ne vous permets pas...
Avec le temps, on se permet bien des choses
Et c'est heureux
Son voisin de chambre a crié:
Vive la France et la machine!
Un ancien cheminot
Alzheimer
Nous avons crié avec lui
ça lui a fait plaisir
Il se présente et répète son nom
Ils ont tous les même yeux perdus
Et gardé une sorte d'humour
Garde-fou