J'allais me promener exprès toute seule, dans la forêt, parfois, pas souvent, sorte " d'exorcisme ", m'obliger à aller là où j'avais peur et car j'aime la nature aussi, plus que bien d 'autres qui s'y ennuient.
ça va mieux
Il y a une dizaine d'années, j'y suis allée. J'ai entendu une branche craquer.Je me suis mise à parler toute seule.
-Je t'ai vu connard !
-Sors de là, trou du cul !
-Viens-y que je te pète les couilles.
J'ai ramassé une grosse pierre. J'ai scruté les arbres.
ça a duré un moment et puis j'ai pleuré et puis j'ai ri et puis je me suis dit que j'étais cinglée et puis je me suis dit que c'était sans doute normal. Mais presque 30 ans après, ça fait un peu peur.
Mais j'évitais un peu car j'avais peur d'y rencontrer un gentil promeneur et de lui faire du mal ou de l'effrayer...
Les séquelles?
Des années d'insomnie
Ne pas dormir, ne pas se coucher pour ne pas revivre le même cauchemar
Les séquelles?
Revivre le même traumatisme, en changer le scénario tous les soirs, toutes les nuits
Les séquelles ?
Se mettre à la place de l'agresseur
Se réveiller en sueur et dans l'effroi
Les séquelles ?
Des sortes de crises d'asthme ? au travail en fait, beaucoup plus tard, à l'idée d'aller travailler... chez des fous et des folles non enfermés. Je suis sérieuse, forcée d'aller travailler chez des gens sans aucune empathie, égoïstes, pervers, sadiques. J'ai quitté un travail aux conditions et salaire indignes selon moi et je n'ai plus de crises d'asthme. Merci...
Il m'est arrivé, jeune, de me cogner le front, la tête, les poings
C'était il y a longtemps et hier aussi
Car nous n'oublions jamais, nous vivons avec.
je vais bien maintenant, j'aurais juste besoin d'un travail suffisamment rémunéré et qui tienne compte de mes TMS non psychologiques qui viennent de mouvements répétitifs, car, avant, je ne souffrais que de lumbagos et de sciatiques qui ne m'empêchaient pas de travailler.