Il y eut mille terres mille croyances
Mille oiseaux levés tant d’espérances
Je n’admire que les mille outils
Les pierres taillées tous les gris-gris
Les voix chantées au service
De l’Infini
°
Il y eut les textes les bourreaux
Les écrits monastiques
Toutes ces femmes hystériques
Les royaumes les esclavages
Les doigts tranchés les corps
Pour l’ Infini
°
Il y eut mille terres mille innocences
Mille enfants broyés tant de sacrifices
J’écoute une diva son chant sacré
Je n’admire vraiment que les impies
Les mots cherchés les torts
Les peurs sous l’alchimie
°
Il y a sa voix qui m’élève
Pas vers les cieux mais dans le monde
La musique qui la porte
Pas vers vos Dieux mais dans nos rondes
°
Elle a ces cris et cette douleur
Ces larmes et ces candeurs
Cette attente ces tristesses
La joie d’un monde imaginé
°
Il y a tous ces pays en guerre
Parfois la guerre en poésie
Tous ces pauvres et précaires
°
Il y a ces crises financières
Ces crises féministes
La fonte des banquises
°
Il y a des poèmes des philosophies
Des révoltes des contestations
Des mousses et des chaînes visibles
Et celles des mots des affranchis