J’aime l’homme au galet bleu qui a bu l’eau de la mer
et les blagues qui ramènent de l’écume sur les rivages
le vent quand il fouette les trop longs costumes des paysages
les apparences
J’aime les enfants aux questions en forme de boomerang
et les petite fleurs jaunes des dunes amollies
le sang quand il guette tout sang qui le rassemble
sa délivrance
J’aime les poèmes qui nous mènent des mots au mouvement
et les claques musicales
qui nous émeuvent avant de nous faire danser
les Théo je t’aime
quand il est bête avant d’être animal
les caresses
J’aime les sans jalousie
les jeux de bien et du bonheur
mes abeilles à l’assaut de mon gros pied de lavande
tous les hérissons
du plus petit au plus dodu
et parfois vos colères et les miennes aussi
quand le fric vaut plus qu’un homme
un riche plus qu’un pauvre
une triche plus que l’honnêteté
un profit plus qu’une sauvegarde
J’aime l’homme au galet bleu qui a bu l’eau de la mer
Ils sont plusieurs
des marins d’eau douce
et j’aime les femmes aux palets de feu qui tranchent la misère