A ma mère,
Tapie sur le seuil de ma tristesse
Ai-je fini mon deuil?
Franchi les écueils de ma douleur?
Ai-je cherché des nacres irisées
Dans les anses paisibles du silence
Pour y déposer mes paupières
Constellées de mes colères?
Ton corps devient terre
Terre- mère
Hûme mousse
Humus du ciel si tu veux
Et voile galactique
Comète
Come come dans mes pensées
Become une flower
Ton corps devient terre
Et ton âme nous a rassemblés
Ressemblée
Ressens! Blé!
Vêts-toi d'or et de poussière
Et du reflet de leurs pupilles
Quand des épis de joies ou de douceur
Poussaient dans leurs chants puissants
Que nos coeurs s'ourlent
Du liseré vert de ce printemps
Et que nos paroles sortent
De ces coquilles
Des nids piaillant
Qu'elles voyagent
Comme le pollen entre les pattes
D'une abeille
Sans craindre le frelon mortel
Et qu'elles chantent
Oh! oui qu'elles chantent
Même pour s'évanouir
Sous un rayon de lune
Ton corps devient pierre
Pierre sacrée
Ou
Sacrée pierre
Vêtue de spores et de lumière
Et des reflets des sables
Au soleil mourant
14 avril O9
Tapie sur le seuil de ma tristesse
Franchi les écueils de ma douleur?
Ai-je cherché des nacres irisées
Dans les anses paisibles du silence
Pour y déposer mes paupières
Constellées de mes colères?
Ton corps devient terre
Terre- mère
Hûme mousse
Humus du ciel si tu veux
Et voile galactique
Comète
Come come dans mes pensées
Become une flower
Ton corps devient terre
Et ton âme nous a rassemblés
Ressemblée
Ressens! Blé!
Vêts-toi d'or et de poussière
Et du reflet de leurs pupilles
Quand des épis de joies ou de douceur
Poussaient dans leurs chants puissants
Que nos coeurs s'ourlent
Du liseré vert de ce printemps
Et que nos paroles sortent
De ces coquilles
Des nids piaillant
Qu'elles voyagent
Comme le pollen entre les pattes
D'une abeille
Sans craindre le frelon mortel
Et qu'elles chantent
Oh! oui qu'elles chantent
Même pour s'évanouir
Sous un rayon de lune
Ton corps devient pierre
Pierre sacrée
Ou
Sacrée pierre
Vêtue de spores et de lumière
Et des reflets des sables
Au soleil mourant
14 avril O9