Joli jardin joli
Réveille-moi
Je ne suis pas morte
Roses oranges
Et parfumées
Senteurs de sauge
Rhubarbe de mon enfance
Petits buis non bénis
Cinq pousses de bananier
Le club des Cinq
Clochettes roses
Et inconnues
Petits rouges-queues
Dans le château
Une éclaircie dans mon chapeau
Peut-être celui des Barios
Les camélias ont fâné
Mais les rhodo
Oh! les rhodos
Les gros rhodo
Rhododendrons
Ont une chandelle
Dans la corolle
Une plume de feu
Et les pêchers sauvages
Ne seront jamais
Non! jamais greffés
Que crèvent vos bambous
Tout-au-fond du jardin
Qui nous cachent l'ouverture
Et le voisin
Et sa femme
Foudroyée un jour d'orage
Et leur chien hirsute
Et cet imeuble isolé
Comme un mat au milieu des maisons
Ne m'abîmera pas la vue
Sans doute sont-ils heureux
D'avoir vue sur nos jardins
Ou alors
Fais-en une gerbe exotique
Au centre de la pelouse
Soleil oriental
Ma poésie est mièvre
Tant mieux!
Si ça me manque la légèreté!
Il ne manque que Firmin
Pour une fois, c'est son prénom
Mais moi
je vous jure que je le vois
Et je l'entend qui me parle
Dans le paradis de mon coeur
Ma poésie est mièvre
Et la votre me fatigue
Réveille-moi
Je ne suis pas morte
Roses oranges
Et parfumées
Senteurs de sauge
Rhubarbe de mon enfance
Petits buis non bénis
Cinq pousses de bananier
Le club des Cinq
Clochettes roses
Et inconnues
Petits rouges-queues
Dans le château
Une éclaircie dans mon chapeau
Peut-être celui des Barios
Les camélias ont fâné
Mais les rhodo
Oh! les rhodos
Les gros rhodo
Rhododendrons
Ont une chandelle
Dans la corolle
Une plume de feu
Et les pêchers sauvages
Ne seront jamais
Non! jamais greffés
Que crèvent vos bambous
Tout-au-fond du jardin
Qui nous cachent l'ouverture
Et le voisin
Et sa femme
Foudroyée un jour d'orage
Et leur chien hirsute
Et cet imeuble isolé
Comme un mat au milieu des maisons
Ne m'abîmera pas la vue
Sans doute sont-ils heureux
D'avoir vue sur nos jardins
Ou alors
Fais-en une gerbe exotique
Au centre de la pelouse
Soleil oriental
Ma poésie est mièvre
Tant mieux!
Si ça me manque la légèreté!
Il ne manque que Firmin
Pour une fois, c'est son prénom
Mais moi
je vous jure que je le vois
Et je l'entend qui me parle
Dans le paradis de mon coeur
Ma poésie est mièvre
Et la votre me fatigue