à Faustine,
Mon espace diminue
Mais tu seras toujours le bienvenu
Toi, l'étranger
Même si tu ne le sais pas
Ils auraient les moyens
De faire cesser les combats
Je n'en suis pas sûre
Me faudra- t'il relire le poète
Irai-je lui demander s'il a rêvé
Qu'un ouvrier achète son usine
Et qu'un poème
Guérirait plus vite une angine
Que tous ces anti-corps, anti-âmes
Et qu'une âme errante
Puisse s'arrimer
Dans les creux ravis des lettres réunies
Ton espace diminue
Mais je serais toujours la bienvenue
Moi, l'étrangère
Même si je ne le sais pas
Il existe des plages de poèmes
Se multipliant à l'infini
Et des forêts neuves de mots nouveaux
Qui s'implantent
Avec l'aplomb des bouleaux pionniers
Il existe des mots comme des mains réunies
Qui voyagent à la vitesse de la lumière
Et des étoiles mortes qui jamais ne meurent