C'est la mer qui nous caresse de ses longues langues sâlées
C'est la mer qui reçoit nos larmes pour nous en faire un lit bleuté
C'est la mer qui rejoint l'océan sous un sourire de lune
C'est la mer qui épouse la terre pour en faire des chants de coquillage
C'est la mer qui berce nos plaintes quand l'horizon s'est effacé
C'est la mer, dis-tu
Qui entend les échos des éxilés
C'est la mer, vois-tu
Qui recrache nos immondices
C'est la mer qui se meurt parfois
Sous des couteaux de sable
Et la mer pourtant
Qui porte en son sein
Des poissons fantastiques
Et le miroir de la lune
Quand elle se mire
Dans un rayon de brûme