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J'en  invente, j en mélange. Aisance à l'écriture

mais enfrichement ou enchifrage, enfrichage

enfricher mais enfrichement ?

cobororer, cocorhober, corrober, corroborer

IL reste ces mots dont je connais le sens et que je  ne peux enregistrer

Il me semble remélanger plus de mots qu'avant

En fait, j'en utilise plus

De ces mots que j' ai lus dans des livres

Entendus dans des conversations

Appris à l'école

Appris ici et là

et dont j'inverse des lettres ou des sylabes, sylables, syllabes

Quand on m'a dit, lors d'un bilan de compétences, vous devez être dyslexique ("dis ce lexique"), j'étais restée un peu sceptique.  "Moi ?  dyslexique ? " . J'avais bien eu un peu de retard dans l'apprentissage de la lecture  mais très vite ai fait peu de fautes. Plus j'écris, plus j'en fais et plus je doute de l'orthographe de bien des mots. Les doubles consonnes me posent des problèmes. Ce qui ne m'empêche pas d'écrire.

Je n' ai pas les moyens de me payer un correcteur, sauf à user un peu d 'économies réalisées pendant ma formation.  J'ai donc décidé que j'enverrai des textes sans payer un correcteur, qu'il restera vraisemblablement des fautes, que je paierai un correcteur seulement sur conseil et si ce que j 'écris est publiable. 

Ex aide à domicile, je sais comment finissent les pauvres, et comment je pourrai mourir. Je sais maintenant que je peux mourir avant d'avoir assez bien écrit. Je sais aussi qu'il peut me rester suffisamment de temps pour avoir juste ce plaisir, un livre à mon nom, peut-être plus, Juste pour me dire : tu as réussi ce dont enfant, tu rêvais. 

°

Parfois, je m’assois sur le plat bétonné d'une fontaine dont j' écoute les murmures, de même, j'écoute tomber la pluie et l'observe. Ce n'est pas du temps perdu. Ce sont des mots et des histoires qui me viennent, ou ce non silence, apaisant, une musique  douce et régulière qui m'emplit et me narre ce qui s'écoule du temps et de l'existence.  Me baigner et nager me manquent. Le bain de l'écriture ne m'angoisse plus. Il faut s'y noyer pour retrouver son souffle.  Accepter de ne plus avoir avancé, ou trop peu, s'y perdre,  y consacrer de longues heures, même à s'y paralyser un peu. C'est tout le corps qui en souffre.

Envoyer ce conte, et tant pis s'il n'a plu à tout ceux qui l'ont lu, tant pis s'il est mièvre, tant pis s'il reste quelques fautes que personnes n'aurait vues, un jour, il faut en finir.

Il y eut ces internautes qui m'ont "accusée" d'être une faussaire de l'écriture, ou d'avoir abandonné. Deux ans de formation et une situation pas facile m'ont retardée oui, et alors, qui sont-ils pour en juger ?  J'ai appris d'autres choses et tout apprentissage est utile, quand-bien même je n'ai toujours pas de travail correspondant à cette formation.  Et j'ai écrit, pas autant que je l'aurais souhaité certes, mais en réalité, je n'ai jamais abandonné.   Qui sont-ils pour juger de la vie des autres dont ils ne savent rien ou pas grand-chose ?

Un lien relie mon nom à un site, et ça tombe sur un site pornographique.  J'ai décidé que ça n'avait pas d'importance, et qu'aucune critique n'en aurait, aucun lynchage, aucun harcèlement, aucun dénigrement, j'écris encore...

Et quand j'écris que seule la droite m'a arnaquée dans l'aide à domicile, ce n' est pas pour dire du mal de la droite mais parce que ce fut la réalité.  Je ne fus pas responsable de ces malhonnêtetés là et ne dis pas non plus que toute la droite est malhonnête mais oui, vous ne pourrez m'empêcher de la trouver profondément inégalitaire, injuste et profiteuse du salariat. 

Quand j'écris qu'une RH m'a dit, en tête à tête : "à nous quitter, vous finirez avec la racaille", alors que je n'étais même plus capable de travailler physiquement, et qu'on nous obligeait à retourner chez qui nous maltraitait, c'est encore parce que c'est vrai.

De même, quand j'écris que le rn m'a si souvent humiliée et maltraitée,  et que je ne fus pas la seule, c'est uniquement parce que ce fut nos réalités, et ce , que ça plaise ou non.

Je ne vois donc pas pourquoi je voterai  pour des esclavagistes  malhonnêtes. Il ne faudrait pas l'écrire. Je conteste.

Quand à mon athéisme, je persiste et je signe, et là encore,  il ne faudrait ni le dire, ni l'écrire.

J'ai été très croyante.

Je suis devenue très athée,  et ce, jusqu'à ma mort.  C'est une certitude.  Qui sont-ils, les croyants,  pour en juger ?

L'athéisme chez les intégristes, c'est sûr, ça passe mal aussi.

Pour en revenir au mots, je n'ai jamais confondu ce que j'écrivais pour rire et ce que j'écris en sourdine. Je ne me suis jamais prise pour un grand écrivain, n'ayant pas écrit ni publié grand-chose. Quand aux internautes qui croient influencer le cours de ma vie, mon écriture même, je les remercie mais c'est non. Ce que je veux essayer de faire publier n'a pas changé d'ailleurs.

Ils m'auraient ôté mon cru par exemple. Je suis crue quand ça m'arrange et quand j'ai envie de l'être, je n'aurais pas de valeurs, je n'écrirais rien qui en vaille la peine, etc

Ils doivent avoir des intérêts à me descendre, ce qui ne m'empêche pas d'écrire et d'achever, et ce, que je sois publiée ou pas.

Les internautes m'auront toutefois appris que c'est en s' affranchissant de toute critique et jugement qu'on peut continuer à écrire, en s'affranchissant de toute récupération politique aussi, de tout lynchage ou dénigrement, et que c'est en croyant  en ce qu'on écrit qu'on peut continuer à écrire, qu'ils jugent mon écriture profonde ou non.  

 

Tag(s) : #Bafouilles
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