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Limoges en nuit.


Y'a bien des jeunes qui tanguent,

La police qui fait ses fournées,

Les brasseries paisibles,

Qui m' pèsent et m' soupèsent.

Y'a la rue d' la soif,

Avec ses bars à ambiance,

Ses hommes seuls et saouls,

Ses femmes mûres en manque.



Y'a la jolie mairie

Qui s' prend pour celle de Paris.

L' kébab accueillant,

Où l' patron offre l'apéro.



Y'a la gare déco,

Plus belle que celle du Nord.

Y'a l' café des goths

Ou s' côtoient des archanges.



Y'a les filles de l'Est

Qui frissonnent sur les trottoirs,

De grosses Mercedes

Qui cherchent où s' fourrer.



Y'a des rues piétonnes

Qui s'ennuient à s' paver,

Et ta voix qui s' gondole

Quand j' t'ai fait un baiser.



Y'a les grands écrans

Qui r' gardent s'il vient du monde.

Y'a l' Zanzibar et l' Woodstock

Pour des concerts branchés.



Y'a tous ces gens qui tournent

Y n'ont rien à branler.

Y'a tous ces gens qui rêvent

Qu' l' amour va arriver.



Y'a tous ces rires de gosses,

Y'a tous ces ennuis moches.

Y'a ta main dans la mienne,

Y'a ma peau qui t'appelle.



Viens. On va aller écouter les clapotis d' la Vienne.

Tu entends? Y'a tous ces mots qu' on s' rappelle.

Cette nuit, on s'aim' ra encore.

 

 




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Des villes et des voix,


Banlieue sud, n'ai point aimé.

Des bancs, des lieux dormants.

Des pelles au poids pesant.

Rivières aux berges de ciment.



Blois, joli Blois.

Mais ta ZUP trop longue.

Blois, joli Blois,

Petits rois et beurs à longe.



J'y ai habité un quartier de petits hlm

A taille ouvrière,

A raillerie d'épicière,

Et curiosité de ménagère,

Bien lymphatique.



J'y ai aimé la lumière

Et ses blancs d'ardoise,

Sa Loire gueuse et nomade,

Ses oiseaux et ses nébuleuses,

Ses îles d'or, sable et mirages,

Et ses castors incisifs.



J'en ai aimé les reflets du faste ancien,

Juste les pierres et les mains,

Celles qui ont bâti,

Celles qui ont pâti,

Et les carnavals sur le parvis.



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Limoges en juin,
 

Il pleut sur Limoges,
Mais si nos coeurs sont bleus?


Bleu le son des gouttes,
Bleus jusqu'à nos doutes.


Il bleu sur Limoges,
Une paix, un troglodyte.


 

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Il vente sur Limoges
Des ères de samba.
 

Il vente des baies
Et des songes, débats.
 

Tu ventes sur ma gorge
Des airs et tes bras.
 

Tu chantes,
Et je bruisse.


Tu danses
Et j'écris.



Puis tu dors quand l'or tombe sur la ville.
Je saurai bien en saupoudrer tes yeux.





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Mon jardin est une île,



Mon jardin est en friche.
Il prend ses airs de cocagne,
Et ceux d'abandon,
Des embruns des montagnes
Et d'heureux colimaçons.



Mon jardin est si riche,
Un teint de luzerne,
Des joues de carnaval,
Un brin de jouvencelle
Et des yeux de papillon.



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Le soleil a refleuri mon sexe,
Celui de l'amour.
Et des jardins de lune germent dans le coeur de nos enfants.
Et des matins de prune s'élèvent déjà aux aurores des désirs.


Pas de prunes cette année?
Elles ont toutes gelées?
Les graines du sureau feront l'affaire,
Ou ces pruneaux dodus.


Quoi! Nous rirons et chanterons tout l'été, 
Toute l'année, ne vous en déplaise!
Toute la vie, si nous en gardons l'envie. 
Toute ma vie, j'ai gardé mon rire aussi.
Parfois caché, parfois un peu cassé,
Je suis une femme aux ailes de papier.  

Tag(s) : #pauséie
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