Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

J'ai brisé tous vos miroirs
CLING! CLANG!
Puis j'ai saigné
Un peu
Observé toutes mes prémisses
Indices veinales
Epreuves verbales

Les éclats de mon propre miroir gisait là
Gisait là Gisella
Celle qui vivait en corps en moi

Ne l'avais-je point tué l'autre moi?
Celle qui vivait sur la lune
Et avait accroché la mappemonde
En miroir lointain et opaque
Et elle,
Surout pas dessous ni dedans

La terre et ses humains
L'arrondi noir de son miroir
Elle dans l'univers
Mais en dehors du monde

Le web et ses humains
Virtuels
Sont-ils réels?
Elle dans le monde
Et les autres en dehors?

Gisella ne s'était encore point écrite
N'avait jamais crié
Il a fallu qu'elle me quitte
Avec pertes et fracas!
Bon débarras!
Quel embarras!

Combien de mots?
Des morts?
Combien de ports vieillis à mes absences?
Combien d'enfants sans mes enceintes?
Comment dès lors ensemencer?

Deux enfants d'un coup
Gisella riait
Deux ados de plus
Gisella pleurait
Ce n'est pas tout-à-fait vrai

Les parents perdent le contrôle
Est-ce un phénomène de société?
Suis-je le phénomène?

Libellule sans air
Fibule sans R ni ses trois ailes

FI! bulle
Fibule et casse-toi!
Fabule et chute!

Ai-je enfoncé la pointe de mon clou
Dans mon coeur jugé si froid?
Arraché cette ancre factice aux haros de vos voix?

Ah! braves os
S'il fut dur! le mien
Mon os, mon osselet
Les cendres figées de Gisella

AH! Bravo
Les os braves des ours et des oursonnes
Les ours à sons
Braves sons ne sauraient me nuire

Que puis-je écrire?
Sinon qu'il vaut mieux parfois
Se retirer dans une verrière
Pour en lécher les parois,
Puis les briser
D'un coup de mache fers.

Il me faut achever l'histoire de Gisella,
L'autre moi
Puis celle de Nicolas,
L'autre nous
Puis celle d'une opale et d'une Nymphéa,
Jolies pierres au pays des eaux vives,
Après, j'y croirai peut-être
A ma poésie

 

 

00000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000

 

L'enfance est le berceau de toutes les envies

Je sens à nos mépris l'air de nos interdits,
M'enfance, mes joyaux, mes prunelles ravies,
Sentence, ton tempo, ta foi qui s'alourdit.

L'essence est la chanson
Mais tous les chats sont gris.
Je te rends tes salsifis.
Latence et ropopo s'effacent en lavis,
Mais tous les chats gris, non, ne sont pas gris.

Mais tous les chats gris, non
Ne resteront pas gris.
Mais tous les chagrins, non
Ne resteront pas le grain du chat.

Mais les rats, les raminogris,
Mais les rats, oui
Les rats nous minent trop gras,
Les rats nous ménent aux gris.

L'errance est le fardeau d'un panier de non-dits.
je sais mes incompris, fers qui souvent rougissent.
Les règles sont des chaussons, des chaussons amaigris.
Tes règles de béton font mourir mes amis.

Tes régles sans façon, mollasson,
Tes régles me dérèglent.
Lis-moi bien en face, même en fesses,
En laisse, me délace.

Je commence sérieux, tu vois.
Je finis pas sérieuse.
Je romance, romanivelle.
C'est plus fort chez moi.

C'est mon feu d'artifice
Mon gratte- puce
Mon démonte-creux
Mon croc en pied
Mon passe crotale
Mon aspi- venin
Mon aspire demain

C'est mon chant pignon
Mon champ de l'heure
Mon envers timbré
L'orée de mes revers, ohé!

Olé coeurs
Olé fleurs
Olé métis
Olé tétris
T'es triste?

Moi aussi mais demain 
Demain, ça ira mieux
Mais demain
Les riches seront moins riches
Les tristes seront moins tristes
Mais demain
Si on veut bien
On se donnera un peu plus la main
Que Dieu le veuille ou non
On sera plus nombreux à chanter le même refrain.
Tra la lère lalain... 


Tag(s) : #pauséie
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :