Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

 


Étrangère à ma ville
Huit bambous me suffisent
L'amour de l'un, ton corps
Un rêve fou, encore

Étrangère à mon sang
Huit amis me suffisent
Qui ne s'entendraient pas
Mes filles et mon chat

Étrangère du monde
Quand le ruisseau tarit
C'est là que je souris
Tu ne comprendrais pas

Étrangère à mon bois
A-t'il changé? Ou moi?
Étrange bois- Étrange
Foi- Crois-tu en moi?

Étrangère à mon mal
Je ris. je bois. J'y crois
Au bonheur- Quelquefois-
Je bois de l'eau, tant d'eau!

Tout le ruisseau, l'orage
Tous vos pipeaux, mirages
Pince-moi la peau, toi!
Caresse-moi- Encore

Tous ces violons violés,
Ces sages en prison
Cage pour Marion
Et charter pour Simon

Tous ces talents gâchés!
Ces jeunes sacrifiés
Au sida politique
Ah! Viva l'Amérique!

J'aime tant les indiens!
Qui lâchaient des serpents
Pourtant inoffensifs
Devant vos pas aveugles

J'aime tant les enfants!
Qui crachent des serments
Pourtant si homériques
Devant vos yeux si veules

J'aime tant mes mamies!
Les lave et les bichonne
Leur coupe mes trois roses
Et jette leur tranxène

j'aime tant cette vie
J'ai appris à sourire
A la mort qui s'amène
Et à t'aimer, puissant

Je t'aime, toi, l'amour
Aussi- Toi, si fidèle
Je n'aime rien parfois
Ni personne ni moi

J'en souris, si j'en ris!
Et deviens montre molle
Si j'écris, si j'en ris!
De mes humeurs si folles

Étrangère à ma ville
Un arbre me suffit
Le rêve d'une source
Le moelleux de ta bouche

Étrangère à ta haine
Un Corot me suffit
Pour que je m'y promène
Un carreau, un caillou
Un ruisseau, un remous
Pour y noyer ma peine

Étrangère à mon sort
Mais je pleure mes morts
Et surtout ton enfant
Que tu m'as tant conté

Il t'a donné la force
Ton mari l'a perdue
Il t'a donné l'amour
Ton mari n'en veut plus

Étrangère du monde
Quand le ruisseau tarit
C'est là que je souris.
Tu ne comprendrais pas...

Tag(s) : #Mes textes dégagés
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :