L'usine, elle tourne,
Elle rugit, elle ronronne.
Parfois, elle sonne à la porte. C'est l'Miguel et son oeil dans la poche. c'est la Paulette et son manque de pinard. C'est l'père Fouette qui porte sur son dos, son dos qu'en a marre, c'est l'Ahmed et son doigt qui s'balance, ou l'Toni et sa trêve du dimanche.
Et l'usine, elle tourne,
Elle rugit, elle ronronne.
Parfois, elle explose et s'ouvre et fanfaronne. C'est l'dirlo et son manque à gagner, c'est l'p'tit cadre et ses feuilles à trouer, sait pas écrire, c'est l'aut'e chef qu'à plus rien à branler, ou l'toubib qui veut boire un café, et c'est la grève et les portes à escalader, les chants de guerre aux pieds rassemblés, le défilé des monstres, de tous ces athées. c'est l'usine et ses rouges, ceux qui boivent de la piquette, ceux qui en bavent et qui embrasent l'Odette. Si ça bouge! ça fait peur aux femmelettes!
Mais l'usine, elle se réveille,
Et puis elle tourne,
Elle rugit, elle ronronne.
Et parfois, elle postillonne. C'est l'Bibi qui pleure, qui vient d'se faire virer, la Justine qui valse, qui vient d'se faire tirer, ou l'gars d'la CGT qui gueule, qu'a pas peur d'la ram'ner, le p'tit Godroche qui s'est déjà fait la malle, mais l'Pilou qu'est là pour remplacer.
Et l'usine, elle tourne,
Elle rugit, elle chantonne.
Et c'est l'bal, celui ou ça s'bastonne.
Fils d'ouvriers contre fils de bourgeois.
1950, 1960, 1970, 1980,
Même combat, c'es toujours comme ça!
Ceux du pont des fainéants contre les p'tits cons des commerçants!
Et l'usine, elle tourne,
Elle rugit, elle ronronne.
Elle happe, elle ensorcelle,
elle frappe, elle ribambelle,
Elle dévore, elle vomit,
Elle danse ou elle gémit.
Mais l'usine, elle fatigue,
Elle vieillit et ronronne au ralenti.
Elle a recraché un quart de ses ouvriers,
Parce que l'usine,
Elle s'époumone,
Elle s'abandonne,
Elle radote,
Elle agonise...
Elle rugit, elle ronronne.
Parfois, elle sonne à la porte. C'est l'Miguel et son oeil dans la poche. c'est la Paulette et son manque de pinard. C'est l'père Fouette qui porte sur son dos, son dos qu'en a marre, c'est l'Ahmed et son doigt qui s'balance, ou l'Toni et sa trêve du dimanche.
Et l'usine, elle tourne,
Elle rugit, elle ronronne.
Parfois, elle explose et s'ouvre et fanfaronne. C'est l'dirlo et son manque à gagner, c'est l'p'tit cadre et ses feuilles à trouer, sait pas écrire, c'est l'aut'e chef qu'à plus rien à branler, ou l'toubib qui veut boire un café, et c'est la grève et les portes à escalader, les chants de guerre aux pieds rassemblés, le défilé des monstres, de tous ces athées. c'est l'usine et ses rouges, ceux qui boivent de la piquette, ceux qui en bavent et qui embrasent l'Odette. Si ça bouge! ça fait peur aux femmelettes!
Mais l'usine, elle se réveille,
Et puis elle tourne,
Elle rugit, elle ronronne.
Et parfois, elle postillonne. C'est l'Bibi qui pleure, qui vient d'se faire virer, la Justine qui valse, qui vient d'se faire tirer, ou l'gars d'la CGT qui gueule, qu'a pas peur d'la ram'ner, le p'tit Godroche qui s'est déjà fait la malle, mais l'Pilou qu'est là pour remplacer.
Et l'usine, elle tourne,
Elle rugit, elle chantonne.
Et c'est l'bal, celui ou ça s'bastonne.
Fils d'ouvriers contre fils de bourgeois.
1950, 1960, 1970, 1980,
Même combat, c'es toujours comme ça!
Ceux du pont des fainéants contre les p'tits cons des commerçants!
Et l'usine, elle tourne,
Elle rugit, elle ronronne.
Elle happe, elle ensorcelle,
elle frappe, elle ribambelle,
Elle dévore, elle vomit,
Elle danse ou elle gémit.
Mais l'usine, elle fatigue,
Elle vieillit et ronronne au ralenti.
Elle a recraché un quart de ses ouvriers,
Parce que l'usine,
Elle s'époumone,
Elle s'abandonne,
Elle radote,
Elle agonise...