Terre hostile,
La France, terre d'asile
S'enfonce sous les armes
De l'inquiétude.
La France, en équilibre
Dans l'once de nos larmes,
Inaptitudes.
Mon pays, c'est difficile,
la RONCE, cette alarme,
Aveugle et rude.
Sa lance, si imbécile,
Rougit ton sang, décharne
Ton amplitude.
Ta chance? Guerre d'exils,
Dénonce, et incarne
Ta négritude.
Ma France poursuit le fil
D'un Ponce, ce gendarme
De certitudes.
Et danse, ferme tes cils,
Défonce, puis vacarme,
Décrépitudes.
Toi l'exilé,
Tu as le choix!
La gomme ou la Croix,
Sous-homme ou nos lois.
Et ta mort peut-être.
Dieu me pardonnera,
J'ai la foi!
Il est ou ton Eden à toi?
Au bout de nos fusils?
Au goût de nos envies?
Aux fous de nos pays?
Dessous l'économie?
Ou sous l'océan
De nos oublis?